Robert Le Lagadec

Né le 8 mars 1927 en Bretagne, mort dans l’Essonne le 26 décembre 2002.

Ancien commando et Résistant, issu d’une famille modeste de la campagne bretonne, Robert Le Lagadec – en breton « celui qui a de bons yeux » – s’est exprimé d’abord par la poésie et la peinture. Mais ce sont ses grandes idoles de métal, dressées vers le ciel dans un verger de l’Essonne, autour de sa maison, qui l’ont fait connaître au cours des années 1990. Une vingtaine de géants de 4 à 6 m, d’inspiration allégorique mais réaliste, exprimant la révolte et l’élan spirituel d’un insoumis prolétarien.

Soudant et martelant à froid des pièces d’acier récupérées, pour construire, comme un puzzle autour du vide, ses grandes figures déchiquetées, Le Lagadec, qui travaillait d’instinct, ne réalisait pas plus d’une sculpture par an, opérant avec bonheur « le mariage du fer et du cuivre », comme en témoigne son ami peintre Valdet Hamidi. Aliénation est le nom de sa première sculpture, Solitude du Poète, celui de la dernière. Après Clameur, Prométhée, Plénitude, En Attendant Spartacus ou La Révolte de l’Albatros, des œuvres d’inspiration fortement littéraire. Une association a été créée par son fils Dominique pour entretenir la mémoire et le message de cet autodidacte solitaire, resté dans les marges de la culture contemporaine.

Photo : © Jean-Paul VIDAL

Vidéo

Témoignage

d'Anne-Marie

Le Lagadec

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