Née il y a une soixantaine d’années, dans une famille très pauvre du Sud de Téhéran, mariée à l’âge de neuf ans à un homme de vingt-huit, illettrée, mère de trois enfants, Akram Sartakhti a commencé à peindre il y a tout juste dix ans, pour aider son petit-fils dans son travail scolaire.

Comme sa mère, elle a longtemps été maquilleuse dans les mariages traditionnels, puis a tissé des tapis, dont elle ne pouvait s’empêcher de transformer les motifs et les couleurs, incapable de respecter les canevas conçus d’avance.

Sa sœur, handicapée, morte prématurément, peignait, et deux de ses enfants sont graphistes.

Au début Akram cachait ses peintures, qu’elle jugeait trop naïves, et qui montraient surtout des images d’imams et de saints martyrs, mais dépeignaient aussi, pour en tirer vengeance, les détails de ses infortunes conjugales. Puis son fils a découvert son jardin secret, l’a fait connaître autour de lui, et estimer par des critiques qui ont organisé une première exposition. Le Musée d’Art Contemporain de Téhéran a fait alors une ou deux acquisitions.

AKRAM SARTAKHTI

peintre naïve iranienne

Exposition Akram Sartakhti Peintre naïve iranienne

Halle Saint-Pierre - Paris

18 janvier - 13 février 2011

Photos : L. D.

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